La compétition en Kung-Fu Wushu

Nous devons tout d’abord différencier la compétition technique et la compétition combat.

 

La technique

En compétition technique, nous retrouvons les trois principaux styles évoqués dans notre rubrique « Styles existants » du Kung-Fu Wushu. La compétition est organisée par catégorie d’âge puis de style. Chaque passage se déroule sur un tatami où une zone « d’évolution » est délimitée. Un juge est disposé à chaque coin de tatami et une table de jury est placée en face du compétiteur. Celui-ci saluera chaque juge avant d’annoncer le nom de son Taolu. Contrairement aux autres Arts Martiaux, le compétiteur n’a pas l’obligation de terminer son Taolu à la place où il l’a commencé. Après quoi, il se placera à l’extérieur du tapis dans l’attente de sa note. Le vainqueur sera celui qui aura obtenu la note la plus élevée.

 

Le combat

Depuis le 20e siècle, il existe deux styles de combat en compétition : le Sanda et le Sanshou. Ces activités sportives amènent un certain degré de danger. Les coups sont portés à pleine puissance sur les zones du corps autorisées par le règlement et le combat peut être gagné soit par une supériorité de points acquise par l’un des adversaires, soit par KO.

Les combats sont organisés par catégories d’âge puis de poids. Les compétiteurs portent des protections spécifiques limitant ainsi les risques de blessure.

Il s’agit de la vitrine sportive de la discipline, mais aussi de l’application des techniques acquises lors d’une mise en situation quasi-réelle.

 

En Sanshou, appelé combat traditionnel, les coups de pied sont autorisés sur l’ensemble du corps, des jambes (sauf zone des genoux) ainsi qu’au niveau de la tête. Les coups de poing sont limités au corps et aux cuisses. Les coups de poing au visage sont interdits, ainsi que les saisies à deux mains, les coups de tête, de genoux et de coudes. Les balayages sont autorisés. Le combat se déroule sur un tatami au sein d’une zone délimitée. Un arbitre central « gère » le combat, un arbitre est placé à chacun des coins du tatami et une table de jury est mise face à celui-ci.

 

En Sanda, les coups de pied et de poing sont autorisés au visage, aux jambes et sur l’ensemble du buste. Les projections sont autorisées. Le combat se déroule sur un ring avec ou sans cordes. S’il n’y a pas de cordes, des tapis de chute doivent être disposés autour du ring afin d’amortir les chutes. La disposition des arbitres est la même que pour le Sanshou.

Cette dernière discipline est apparue en Chine en 1979. Le Sanda est le style de combat pratiqué à l’international, le Sanshou étant désormais considéré comme un style d’entraînement.

 

A noter, des compétitions en Tai-Chi Chuan ont également lieu régulièrement.

 

Objectifs et avantages de la compétition

Vaincre la peur est l’un des premiers objectifs de la compétition. En effet, le fait de tester les acquis techniques dans un cadre sécurisé par le règlement et les protections permet d’aborder la compétition avec un minimum de risques.

Mais elle permet également de se dépasser. L’affrontement permet de sortir de l’esprit de jeu qui peut être instauré à l’entraînement.

C’est également un moyen de se tester physiquement et mentalement, et de se situer sur une échelle de niveau. Le Kung-Fu Wushu est avant tout un art martial qui a pour but la défense et à ce titre, il se doit d’être efficace en situation « réelle ». Dans la rue, un individu va perdre 50% de ses moyens et ne plus avoir que peu de chances de s’en sortir. En étant placé dans une situation quasi-réelle – en tout cas par la puissance des coups portés – , le compétiteur peut comprendre et appréhender toute forme d’agression par la suite.

 

Règlements disponibles auprès des Fédérations.

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